Quand le corps dit: "Regarde moi comme je veux!"
Le corps féminin nu est souvent sexualisé avant même d’être regardé. Dans notre culture, il est spontanément traversé par le désir, la domination et la sexualisation du male gaze. L’image du corps féminin a historiquement été produite pour et par un regard masculin hétérosexuel implicite
.
Cette série de pastel ne cherche pas à effacer l’érotisme. Elle cherche à déplacer son pouvoir.
Ces oeuvres revendiquent la puissance sensuelle du corps féminin : la peau, la chaleur, l’abandon, le frisson du contact, la conscience d’être regardée.
Mais ici, le pouvoir de l’érotisme ne vient pas du regard que l’on porte dessus. Il appartient au modèle.
Chaque femme représentée est consciente de sa propre visibilité. Elle sait que son corps peut être désiré. Et elle choisit d’habiter cette érotisation plutôt que de la subir.
Ces corps de femmes ne demandent pas la permission d’exister ; ils choisissent quand devenir désirables.

"Tu me regardes?" pastel sec, 70x50 cm
Le spectateur peut y projeter le désir.
La spectatrice peut y reconnaître l’expérience d’un corps conscient d’être regardé.
Mais dans tous les cas, l’érotisme ne naît pas seulement du regard porté sur ces corps nus. Il naît de la décision consciente d’apparaître au regard.

"La peau décide" pastel sec, 70x50 cm
